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mercredi 2 novembre 2011

Carnet de voyages par Adèle Belon


Trieste, la belle endormie par Adèle

Trieste est la capitale de la région du Frioul-Vénitie Julienne. Elle couvre une surface à peu prés égale à celle de Quimper. Elle abrite une population décroissante mais de 205 535 habitants en 2010. Blottie à l’extrémité est de l’Italie, entre la Slovénie et la mer Adriatique, Trieste n’en est pas moins une belle ville diversifiée, qui a déjà été contée par de nombreux écrivains italiens.

         Lorsque l’on arrive à Trieste, de la route, on a une vue imprenable sur la ville. Une plaine et un vallon verdoyants sont parsemés d’immeubles blancs ou aux toits rouges, de plus en plus serrés au fur et à mesure que l’on se rapproche de la mer. D’immenses portes conteneurs se tiennent immobiles, comme posés sur la surface de l’eau.
         La piazza dell’Unita d’Italia, la plus grande place de Triste, entourée par les bâtiments importants, s’ouvre sur l’horizon. Le soir, les habitants se baladent sur les quais pour admirer le coucher du soleil. Dans la journée, sous la forte chaleur, on se baigne à la plage non mixte, dite de la Lanterne, la dernière plage non mixte d’Europe. La plage est séparée en deux par un mur. Le côté des femmes grouille de monde, alors que le côté des hommes est presque désert ! 


         Le long de la côte, s’étend une ribambelle de plages animées. Il y a une pinède entre deux allées pavées, à l’ombre de laquelle des personnes âgées jouent aux cartes, des jeunes bavardent sur leur rond de serviettes, des enfants s’amusent, dans la plus grande tranquillité. Il y a aussi un long quai blanc avec des sortes de parasoleils de béton bleu en forme de demi-cercle. Il y a aussi des promontoires de béton sur pilotis qui donnent directement dans la mer.
         À l’intérieur de la ville, dans le creux d’un quai en forme de L, se blottit le  port de plaisance aux petits voiliers et aux bateaux blancs. Trieste est un port assez important, qui importe de grandes quantités d’hydrocarbures. On y trouve également de nombreux poissons et le renommé café Illy.

         Trieste a connu une histoire mouvementée, elle en a gardé d’ailleurs un caractère très cosmopolite. Elle vécut sous la domination de plusieurs pays au cours de son histoire, avant de devenir définitivement italienne. Au IIème siècle avant JC la ville fut occupée par une colonie romaine jusqu’à la chute de l’empire romain. Elle devint par la suite une cité byzantine, avant de tomber sous l’autorité de Venise, sa grande rivale, à partir de 1202. À partir de 1382, Trieste devint une province autrichienne et le seul débouché sur la mer de l’empire austro-hongrois. La ville connut alors un grand essor économique, et devint un port franc au début du XVIIIème siècle. Après la deuxième guerre mondiale, la ville fut occupée durant 40 jours par le chef yougoslave Tito, puis administré par les alliés pendant 9 ans. C’est seulement le 26 octobre 1954 que Trieste fit définitivement partie du territoire italien.
         Trieste est donc aujourd’hui une ville où se croisent de nombreuses cultures et nationalités. Andréa est un étudiant italien. Il vit à Trieste et conduit une voiture pour emmener les visiteurs de la biennale de Trieste qui se déroule en résonance avec celle de Venise, et qui prend place dans un hangar abandonné de l’ancien port. Mme Korzulic est croate. Elle travaille dans le commerce entre Trieste et la Croatie et aménage des appartements pour les louer aux touristes qui souhaitent rester quelque temps dans la ville. Le long d’une rue peuvent se côtoyer une pizzeria et un restaurant autrichien. La spécialité de Trieste est la putiza, une pâtisserie rappelant le strudel. Au milieu des immeubles, on peut découvrir un théâtre ou une arche romains. Tout un quai de bâtiments vénitiens se tourne vers la mer. Une église orthodoxe est aussi dorée et richement décorée que celles que l’on pourrait voir à Istanbul.
     

     Tout cela se mêle pour révéler une ville cosmopolite que l’Histoire a  longtemps laissée indécise, au bord de la resplendissante mer Adriatique

1 commentaire:

  1. Une belle invitation à la découverte, qui donne envie de se promener dans les tonalités de Trieste.
    Bravo, et bon vent aux Gones de l'info...

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